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So here i am again, writing some post teenage crap about how shitty life is. In fact when i was a teenager life seemed realy nice, it was just a matter of seconds before the next smile, just a matter of meter before a new friend just a matter of hours before the next crush. Now everything seem so grey. Grey talks, grey friends, grey love, grey sky. Nothing dazzle me anymore, nothing is worse waking up every fucking morning.
Well i guess even writing in english is so old-fashion, but to tell the truth, the season finale of skins is certainly the reason of my blue feelings, so i guess it's kind of logical to write in english. And i just realized that it's a lot more funny to trash talk in english like saying : why the fuck this bloody son of a bitch chris' father had in mind???? And why the hell did they end the serie with this crappy episode, not even crap, an insult to the crap the cra a crap craps (to quote himym).
Well enough of a stupid trash talking, let's face it, i can't write properly in english so i'll just strick to the basis. Back to the roots.
Je suis là devant ce foutu pc encore une fois. 4 mois que je ne fais strictement rien, 4 mois passés à ne penser à rien, à réagir en mode auto-pilot. A vrai dire 5 ans que je ne fais rien, 5 années perdues à jamais. Les gens que j'ai rencontré pendant cette période mis à part, si je mourrais aujourd'hui je n'auras que des regrets pour seul linceul. Je n'avance pas alors qu'autour de moi tout le monde construit, mais comment ils font pour être si heureux? Je trouve ça dingue rien que 'y penser. J'ai donc décidé de limiter mes relations avec les gens heureux au strict minimum, me disant que je finirai bien par trouver moi aussi cette envie d'être heureux et de rejoindre la foule des gens heureux. Ai-je répété heureux 3 fois en une seule phrase? Vraisemblablement oui, mais c'est que ça me tracasse vraiment ce sujet du bonheur. Je comprends pas, je ne ressens plus rien si ce n'est un spleen constant et quelques larmes aux yeux qui ne coulent jamais, même ça je ne sais pas le faire. En fait je pense que les gens heureux pleurent beaucoup plus que les gens malheureux. Moi je suis incapable de pleurer, je suis incapable de ressentir quoique ce soit en ce moment. Je suis une espèce de sociopathe qui se morfond dans son incapacité à vivre. En fait c'est ça, à croire que tout le monde nait avec la capacité à vivre, mais que certaines personnes n'y ont pas le droit. Du genre : toi là bas, le petit qui pleure là, à partir de tes 16 ans, ta vie sera sans relief et il faudra que tu fasse avec. Mais moi je veux pas, je refuse, je veux grimper, descendre, courir, dévaler les vallées en tourné boulé. Mais putain je veux plus de cette interminable faux plat montant où chaque pas me fatigue un peu plus tout en me donnant l'impression de ne pas avancer. Et à coté je vois passer des Lance Armstrong avalant les kilomètres comme moi j'avale les couleuvres. J'ai beau avoir le même vélo, mes jambes pédalent dis foix moins vite, et plus j'y pense moins j'y arrive je commence à ne plus savoir pédaler, j'ai beau essayer de changer de vitesse pour faire moins d'effort, j'ai l'impression de tourner dans le vide et d'être à l'arret. Alors fuck it, je descends du vélo, je le jette dans le ravin tel un Bjarne Riis et je finirai à pied, putain à pied,je m'en fousje finirai ce contre la montre dernier, je perdrai tout espoir pour le maillot jaune de la vie heureuse, mais au moins je profiterai à ma manière de ce voyage, je m'arrêterai pour contempler le paysage, je saluerai les fans, je ferai un petit coucou à ma maman sur france 2 et surtout, je retrouverai le gout de vivre, et à ce moment là, seulement à ce moment là, je reprendrai le vélo pour terminer la course, peut-être qu'au bout je reverrai le peloton ou peut-être pas.