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Thursday, 28 July 2005

Et si elle ne revenait pas?

Nous étions sur la même longueur d'onde
Pourtant elle m'a quitté.
72 heures se sont écoulées.
Et je dois m'y résigner
Elle m'a lâchement abandonné.
Me voila seul, sans ma meilleur alliée.
Incapable de trouver une échappatoire.
Ma fenetre sur le monde s'est refermée.
Reviendra t'elle un jour?
Doucement je perds espoir.
Pourtant nous filions le parfait amour.
Chaque jour elle attendait mon retour.
Lentement je la caressais.
Et de suite, elle me répondait.
Parfois elle me surprenait.
Jamais elle ne me trahissait.
J'étais toute sa vie.
Elle était ma meilleure amie.
Mais Dimanche, elle s'est enfuie.
Ma télécommande a disparu.
Et sans elle ma télé n'est plus.
Est ce la fin du monde?

Je m'appretais à poster ce texte quand d'un coup ma connexion internet m'a laché.
Comme si le fait de ne pas avoir d'eau chaude depuis 3 semaines ne suffisait pas(les douches froides c'est sympa un temps, mais à la longue...).

Posted by: nobodyis at 18:01 | link | comments (1)
délires

Monday, 25 July 2005

Et s'il n'y avait aucun espoir

Je me laisse pénétrer par le pessimisme ambiant :

Le terrorisme : La lutte contre le terrorisme islamiste est vaine si la haine de l'islam ne cesse de grandir, et chaque acte terroriste revendiqué par AL-Qaida alimente cette haine.
conclusion : nous sommes bel et bien entrés dans une longue ère de terrorisme. en se projetant dans l'avenir, il me semble même probable que les actes terroristes se banaliseront, un peu comme la situation au proche orient.
Extension du domaine de la lutte, internationalisation du conflit, appelez ça comme vous voulez, mais nous ne sommes nulle part à l'abri d'un attentat, qu'on se le dise, il va falloir vivre avec.
Le conflit Israel-Palestine : Pardonnez à ceux qui ont tué son père, pardonnez à ceux qui ont tué ses enfants? Dès fois je me dis que détruire Jérusalem résoudrait définitvement le problème(extreme je le sais, mais franchement je ne vois pas de solutions.)
Alternatives au libéralisme effréné : Seuls les Etats Unis ou/et une Europe unie auraient le pouvoir de donner une autre orientation à l'économie mondiale, de réformer le capialisme actuel, et comme aucune politique n'est désintéressée, ce n'est pas près d'arriver.
Intégration des immigrés : Allez faire un tour dans le 93, et vous comprendrez ce que veut dire : avoir la haine. Haine du système, haine des bourgeois, haine de la France. La France paiera encore longtemps sa politique d'immigration, et son urbanisme stupide.

Et enfin l'Afrique, continent perdu? Comment se développer en étant en dehors des flux économiques, loin d'Internet, terrassé par le Sida?

Le futur? Une longue déchéancE?

Posted by: nobodyis at 23:57 | link | comments (2)
un avis sur tout

Friday, 22 July 2005

Et si c'était ça le bonheur?

Un barbecue, des amis, un grand jardin, une soirée d'été, et le tour est joué.
Prendre son temps, etre sincère, rire de tout et de rien, surtout de rien, se rémémorer les bons moments, évoquer un avenir commun, faire des plans de vacances, manger, boire.
Tous les ingrédients pour une bonne soirée étaient réunis, encore fallait il que la magie opère.
Ce soir, les anges nous ont fait une faveur, et nous ont accordé 4 heures de pur bonheur, un moment hors du temps, le plaisir de l'instant, du moment présent sans arrière pensée.
Ce soir je suis heureux, et ça fait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien.
Ce soir, pour rien au monde je n'échangerai ma vie contre une autre, pour la première fois depuis longtemps, je suis heureux d'être aujourd'hui ce que je suis, et d'avoir autour de moi des amis de cette qualité.
Ce soir, j'ai retrouvé la joie de vivre de mes 18 ans.
Ce soir, même le shuffle de foobar est parfait ;-)

Posted by: nobodyis at 00:35 | link | comments
journal

Friday, 15 July 2005

Et s'il avait tout dit...

Ce soir je suis tombé sur le film " Clara et moi", je l'avais déja vu au cinéma, mais je devais être distrait, car je n'avais pas été marqué par la scène où l'acteur principal lit un passage d'un livre.
Bien sûr, il ne cite ni le livre, ni l'auteur(shame on him!!) Mais grâce à Internet je l'ai retoruvé ce texte, écrit par le poète Rainer Maria Rilke, et extrait de son livre "Les Carnets de Malte"
un petit bout trouvé ici :
"Les vers ne sont pas faits, comme les gens le croient, avec des sentiments (ceux-là, on ne les a que trop tôt) - ils sont faits d'expériences vécues. Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, beaucoup d'hommes et de choses, il faut connaître les bêtes, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir le mouvement qui fait s'ouvrir les petites fleurs au matin. Il faut pouvoir se remémorer des routes dans des contrées inconnues, des rencontres inatten­dues et des adieux de longtemps prévus [...] Et il n'est pas encore suffisant d'avoir des souvenirs. Il faut pouvoir les oublier, quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore ce qu'il faut. Il faut d'abord qu'ils se confondent avec notre sang, avec notre regard, avec notre geste, il faut qu'ils perdent leurs noms et qu'ils ne puissent plus être discernés de nous-mêmes ; il peut alors se produire qu'au cours d'une heure très rare, le premier mot d'un vers surgisse au milieu d'eux et émane d'entre eux"
et un autre trouvé ici  :

"C'est ridicule. Me voilà dans ma petite chambre, moi, Brigge, âgé de vingt-huit ans, que personne ne connaît. Je suis assis ici et je ne suis rien. Et pourtant ce rien se met à réfléchir; il réfléchit dans son cinquième étage, par un maussade après-midi parisien, et voici ce qu'il pense :
Est-il possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, rien su, rien dit qui soit réel et important ? Est-il possible qu'on ait eu des millénaires pour regarder, pour réfléchir, pour enregistrer et qu'on ait laissé passer des millénaires comme une récréation dans une école, pendant laquelle on mange sa tartine et une pomme ?
Oui, c'est possible.
Est-il possible qu'en dépit des toutes les inventions et de tous les progrès, qu'en dépit de la civilisation, de la religion, de la philosophie, on en soit resté à la surface de la vie ? Est-il possible qu'on ait encore recouvert cette superficie, qui était du moins quelque chose, d'une étoffe incroyablement ennuyeuse, qui la fait ressembler à des meubles de salon pendant les vacances d'été ?
Oui, c'est possible"

Je voulais juste faire partager un texte qui n'a pas pris une ride, et qui me parle tout simplement.

Posted by: nobodyis at 22:56 | link | comments
tele sport web

Wednesday, 13 July 2005

Et si je tombais amoureux

La colère, c'est un sentiment qui me parle, j'ai souvent été en colère, comme le jour ou ce môme m'a piqué mes billes, ou le jour où je me suis pris mon premier coup de poing.
La fierté, je connais aussi, comme le jour où j'ai eu mon concours d'entrée en école d'ingénieur.
Le bonheur, je l'ai tutoyé assez souvent, au hasard, je citerai le jour où ma nièce s'est réveillée en pleine nuit pour venir se coucher près de moi.
La peur, tintintin, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis trouvé dans des situations où mon trouillomètre était dans le rouge(ok il est plus costaud que toi, ceinture noir de kung fu, et t'en veut pour une raison qui t'échappe, alors cours petit, cours, et ne te retourne pas!!!)
La tristesse, là encore j'ai donné, triste de voir mes proches me quitter, triste de voir s'éloinger des amis chers, triste de voir ma mère pleurer.
Mais l'amour, cré ben diou, quel est donc ce sentiment qui passe son temps à m'ignorer.
Je peux dire tout à fait objectivement que je n'ai jamais aimé mes partenaires(non, ma petite amie n'a pas l'adresse de ce blog, heureusement!).
Alors oui, il y a souvent eu une attirance physique ou/et des atomes crochus, une envie d'approfondir la relation, de passer plus de temps avec quelqu'un. Ca oui,je connais, mais lorsque j'écoute mes amis, que je regarde autour de moi, j'ai l'impresion que tout le monde connait ce sentiment. Alors soit ils font tous semblant, soit j'ai un problème.
On dit que l'amour donne envie de se lever le matin, de vivre, d'être meilleur chaque jour, que la vie prend tout son sens lorsqu'on se réveille près de celle qu'on aime.
On dit que l'amour rend triste aussi, donne envie de pleurer, de crier, de mourrir.
On dit beaucoup de chose sur ce sentiment.
Aucune rupture ne m'a rendu triste, personne ne m'a retourné le coeur, au point de ne plus savoir quoi faire, personne n'a pris le controle de mon cerveau, de mon corps, de ma vie.
Personne ne m'a donné envie d'aimer, et je n'ai aimé personne.
On dit que l'amour n'est vrai que lorsqu'il est réciproque, donc personne ne m'a aimé, car je n'ai jamais aimé.
Peut être qu'un jour ça me tombera dessus, et que d'un seul coup tout prendra sens, moi aussi je passerai des heures à saouler mes amis avec celle qui hante mes jours et mes nuits.
Un jours peut être, ou peut être pas.

Posted by: nobodyis at 00:13 | link | comments (1)
un avis sur tout

Sunday, 10 July 2005

Et si on leur élevait une statue

Ces inventeurs sont largement sous-estimés, ils font partie des plus grands génies de notre temps, et je tiens à leur rendre hommage. A ceux qui ont inventé :
- la valise à roulette
- la télécommande
- l'oreiller
- la livraison à domicile
- le trottoir roulant
- les escalators
- l'ascenceur
- le parapluie
- le répondeur
- la couette
- le mr freeze
- le micro ondes
...
Messieurs, Mesdames, aucun prix ne serait à la hauteur de votre talent.

Posted by: nobodyis at 20:30 | link | comments
délires

Saturday, 09 July 2005

Et si je ne faisais rien...

Vendredi soir, le téléphone sonne :
Moi : -Wep
- Tu fais quoi ce soir?
- rien
- ça te tente de bouger
- non
- bon on se voit demain alors, genre l'après midi
- non
- t'as quelque chose de prévu
- non
- ok on se rappelle
- ok à+

1h plus tard
- Wep
- Ca te tente les solidays?
- non
- les groupes sont terribles(là j'ai le droit à toute la programmation)
- euh non je peux pas sortir, il pleut
- mais non
- si c'est la météo qui l'a dit
- ah
- a + on se rappelle
- ok

Samedi
- Wep
- Je suis en train de prendre les places pour les solidays, tu veux venir
- non
- ah ok, bon bah bon week end, on se voit la semaine prochaine.
- non je peux pas la semaine prochaine
- ok on se rappelle
- ok à +

on sonne à la porte
- salut
- salut, je passais dans le quartier, je vais aux solidays, tu veux venir
- t'aurais du appeler
- ouais je sais mais tu serais jamais venu tel que je te connais
- certes, bon allez j'ai une heure à tuer je t'accompagne
Seul stratagème que j'ai trouvé pour en finir avec ces Solidays, et pour enfin glander trankill

Samedi soir : le téléphonne sonne
Non je réponds plus, putain vivement que ce festival se termine!

Posted by: nobodyis at 23:38 | link | comments
journal

Friday, 08 July 2005

Et si c'était Paris,

Mettre une réunion à 9h c'est criminel, surtout lorsque cette réunion est totalement inutile. Mais bon, je vais m'y plier, c'est mon job après tout.
En même temps, ce n'est pas dit que j'arrive dans les temps, il est 8h15 et je viens de me lever, sachant que j'ai au moins 45 minutes de trajet, je vais devoir faire des choix.
1- Prendre une douche? non pas le temps, et puis j'aime bien mon odeur(les autres moins, mais bon)
2- Prendre un petit déjeuner? Pas de lait, ça règle la question
3- Mettre un costume, et une cravate? Pas envie, ce sera jean et chemise à la coule
4- Brosse à dent? obligatoire
5- pipi room? toujours, histoire de bien démarrer la journée.

8h27, je suis dehors, 12 minutes pour me préparer, ça tient du record, la journée ne va pas peut être pas être si mauvaise que ça.
Quel itiniéraire prendre? J'ai le choix entre métro et bus, plus long mais plus agréable, ou métro, RER, bus, plus rapide, et qui me permettrait de ne pas arriver trop en retard.
J'opte pour le second choix, ma conscience professionnelle refait surface(tiens je croyais qu'elle avait définitivement mis les voiles).
Ah chatelet-les halles à l'heure de pointe, que du bonheur,  on y croise de tout, le pire et le meilleur de Paris et de sa banlieue.
Il faut croire que ce matin je suis en veine, j'ai devant moi une splendide jeune femme qui suit exactement le même trajet que moi. Je la croise de temps en temps depuis plus d'un an, et depuis quelques temps, j'ai même droit à un léger sourire. Hmm, j'aurai ptet du mettre le costume finalement. tant pis, je ne l'aborderai pas aujourd'hui, et elle restera encore pour moi cete belle inconnue que je croise le matin.
8h40, déja sur le quai du RER, ça s'annonce pas mal.
8h41, mon RER arrive, là ça tient du miracle, d'habitude je dois en laisser passer 2 ou 3 avant de trouver celui qui s'arrete à ma gare.
Une place assise, nickel, je vais pouvoir dormir un peu. Autour de moi, une mama africaine, bien en chaire, et qui semble avoir le sourire acroché à son visage en permanence, je ne peux pas m'empecher de penser à ma mère, j'ai oublié de l'appeler hier, il faudra que je me rattrape ce soir.Tiens, cette fille lit France football, je reve ou quoi? Non, c'est bien la femme parfaite, celle que j'ai attendu toute ma vie, là, juste en face de moi. Dingue, il faut que je lui dise quelque chose, bon je réfléchis un peu et je me lance.
8h45, je suis à terre, je ne sens plus mes jambes, j'ai un goût de sang dans la bouche, la fille qui lisait france football est à 2 centimètres de mon visage, un éclat de verre grand comme ma main dans le crane. Elle ne souffre pas, ne bouge pas, elle est morte.
C'est une évidence, le silence autour de moi prend tout son sens, nous allons tous mourrir.
Je ne suis pas triste, j'ai toujours attendu ce moment, je suis juste surpris.
Mourrir en allant au travail, ce n'est pas vraiment ce que j'avais imaginé. dieu merci, je n'avais plus de rêves, plus de moteur, je meurs donc sans regrets, si, juste un, celui de faire souffrir mes proches. J'aurais aimé dire à ma mère combien je l'aime une derniere(premiere) fois, dire à mes amis qu'ils m'ont tout appris, même l'amour, dire à la France que je n'ai pas demandé d'y naitre, mais que j'ai choisi d'y rester, et qu'elle aurait dû m'accepter, dire au monde qu'il va droit dans le mur que les fossés se creusent, entre riches et pauvres, musulmans et judéos-chrétiens, europe et Afrique, dire aux intégristes que le djihad est avant tout l'effort sur le chemin de Dieu et que tuer des innocents est le meilleur moyen de s'en éloigner, dire aux européens, que l'Islam n'est pas l'ennemi, mais plutot le meilleur allié pour l'avenir, dire aux jeunes qu'ils peuvent changer les choses, que la star ac n'est pas la seule issue, et surout me dire à moi, que la vie mérite d'être vécue, sans retenue, sans relache.
Et dire qu'on utilisera ma mort à des fins belliqueuses...
J'ose croire que les choses changeront, que les gens prendront consciense de l'absurdité de cette situation. D'un coté, un maire pleure pour les jeux, de l'autre une mère pour son fils, le tout mixé sur un fond d'indifférence.

Bande son : Ms Dynamite
Every day I wake I feel like crying,
Every second I feel like praying,
Every where I turn my people dying,
Brothers and sisters now listen what I'm saying...
...
Damn hypocrite don't be disillusioned,
Yeah life is tough but that's not asolution,
You act like ya brave,
That's an illusion,
Brave man wouldn't kill his own,
Would start a revolution
...
What are we showing the youts dem?
We should be protecting,
Instead we're destroying.
Oh father,
Watch over them...

Posted by: nobodyis at 20:09 | link | comments
délires

Thursday, 07 July 2005

Et si londres échouait?

27 milliards d'euros, c'est ce que Londres a prévu d'investir pour les JO, soit 1.6% de son PIB.

27 milliards d'eurors, ça donne le vertige, et même en tant que fana de sport, je ne peux pas m'empecher de penser que c'est du gachis, un gachis monumental.

Est qu'on a besoin d'investir autant d'argent pour faire vivre l'espit des jeux?

 

Posted by: nobodyis at 01:37 | link | comments (2)
un avis sur tout

Tuesday, 05 July 2005

The Contender

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir Canal+, The Contender est une émission de télé réalité axée sur la Boxe.

Associer Télé-réalité et boxe, ce n'est pas forcément le meilleur moyen d'attirer le chaland. Et pourtant, il m'a suffit de 10 minutes pour devenir accro. Certes, l'ultra scénarisation de l'émission est pesante, les clichés vont bon train(le latino, l'arabe, le gangsta, l'intello...) tout est fait pour susciter l'émoi chez le télespectateur(omniprésence des enfants, de la famille...). Mais le résulat est là, à chaque émission je me fais avoir, et je m'attache à ces beaux bébés qui ont le mot "Bravoure" tatoué sur le corps.

J'ai du mal à imaginer le cran qu'il faut pour monter sur un ring, en sachant pertinement qu'on va se prendre des coups, qu'on va souffrir, qu'on risque de tout perdre, même sa vie. Non, franchement, ces hommes là méritent le respect,en tout cas ils ont le mien. chapeau bas messieurs lles boxeurs,le titre "noble art" n'est pas usurpé.

 

Posted by: nobodyis at 22:35 | link | comments
tele sport web

Sunday, 03 July 2005

Et si ma vie n'était qu'un long week end

Quitter mon petit nid douillet me demande toujours un effort surhumain. Cette fois-ci, il m'a juste fallut 22 heures pour me décider(départ théorique : Vendredi 23h, départ réel : Samedi 21h).
22 heures à hésiter, dormir, fumer, échaffauder un plan pour ne pas rentrer, mais il aura suffit d'un message de ma mère sur mon répondeur pour me décider.
Ce que mère veut, fils le fait, et sans attendre ;-)
Une fois rentré dans ma ville natale, je redeviens tout de suite, le mec que j'ai toujours été. Je laisse de côté tous mes petits soucis, je diminue la fréquence de mes pas, je prends le temps de regarder les gens que je croise. J'apprécie le silence d'une rue sans voitures, sans passants.
J'ai passé les 19 premières années de ma vie dans la même ville, forcément ça crée des liens.
Pourtant, ce qui m'a tout de suite plut à Paris, c'est l'anonymat.
Ici, je suis un inconnu, je peux passer des journes entières sans croiser une personne que je connaisse. Même mes voisins ne me connaissent pas.
Aparté télé : en fait "The L word" ça devient très vite lassant, elles sont jolies, certes, mais il en faut un peu plus pour captiver un téléspectateur...
Mais, dès que j'arrive à la gare de ma ville, je n'ai qu'une envie, me plonger dans ces rues, me rémémorer tous ces instants de bonheur, le premier rendez vous, la première fete, la première embrouille.
Je remonte le boulevard principal, j'arrive sur un jardin,avec sa fontaine
Je me souviens d'un jour de juillet 98, je me suis jeté dans cette fontaine pour fêter la victoire des Bleus.
La place du marché, 90, premier concert, Benny B(mais vous êtes fou? oh oui!) Indra.
Le palais de justice, 95, procès du mec qui a tué un de mes potos de 6 coups de couteau, il n'a pris que 5 ans, 5 ans pour avoir tué quelqu'un c'est peu, surtout que mon pote n'avait que 15 ans.
Je remonte la plus grande avenue de la ville, et je pense à mon pote Tonio et aux bedos qu'on a pu fumé chez lui. Je me demande ce qu'il est devenu, aux dernières nouvelles, l'abus de drogues douces lui aurait légèrement retourné le cerveau.
Et enfin mon quartier, le seul endroit que je peux appeler "chez moi", je les connais par coeur ces immeubles, ces rues, ces squares.
Ce quartier m'a tout appris, rien à voir avec les banlieues parisiennes, même si les français de "souche" ne sont pas nombreux, même si là aussi,les halls sont squattés, même si on trouve plus d'amateurs de raps, que de fans de coldplay.
Apparté télé: Federer pleurant à Wimbledon, ya pas à dire, c'est beau le sport.
Et pendant tout ce trajet, j'ai salué plusieurs connaissances, 2-3 amis, des gens que je ne vois plus, mais qui ne m'ont pas oublié, et qui ont toujours un sourire à me donner.
On a grandi ensemble, et ça, ils ne l'oublieront jamais, ils seront toujours là si j'ai besoin d'eux, peu importe nos parcours, peu importe le temps qui passe.
Certains ont des activités peu recommendables, les autres travaillent dur pour gagner un peu plus que le smic, mais jamais, je dis bien jamais, je n'ai rencontré des personnes aussi sincères en amitié.
C'est sans doute un truc qu'on a mûri lors de nos étés passés à squatter le quartier, à la recherche de je ne sais quoi.
J'ai essayé en vain de retrouver ce rapport avec les personnes que j'ai cotoyé depuis, mes potes de lycée, d'école d'ingé, et autres.
Alors je me dis que je suis chanceux, et pour rien au monde je n'échangerai ma jeunesse, contre celle des quartiers chics.
Tiens, je vais voir s'ils squattent toujours le même banc, bingo, ils sont tous là, prêt à en découdre avec une nouvelle soirée. Les voitures ont remplacé les scooters, les sorties en boits ont remplacé les soirées galère, mais l'ambiance est la même. Bon je les laisse, ma mère m'attend, et faire attendre sa mère, c'est criminel!
Apparte zik : Oasis track 3, Lyla, bon, très bon

Posted by: nobodyis at 23:59 | link | comments
journal

Friday, 01 July 2005

Quand ça veut pas...

Je suis nul en "titre". Je n'arrive jamais à trouver l'accroche qui va bien.

Je me demande s'il existe des écoles de titre, des experts en titre, des prix du titre...Genre : "Ladiiiiiies and Gentlemen, the winner for the "Best title of the year" is tintintintintitnitin "Marc O'Rel for "La France Gall" after the european Referendum(soluce en fin de post)

Bref, 00h, grosse déprime ce soir, c'est la première fois que ça m'arrive, envie de chialer, de crier, je me sens mal, mais vraiment mal. Une personne qui m'était très chère est décédée(c'est étrange qu'un mot qui sonne si bien exprime un évenement si triste) il y a 3 semaines déja , et je ne m'en remets pas. Je n'y arrive plus, tout simplement, je suis vidé, perdu, en détresse.

Donc après avoir ruminé tout ça ce soir, je me dis, tiens j'ai plus de clopes! Et c'est bien connu, qui dit déprime, dit cancer, donc je m'habille(j'adore me ballader à poil chez moi, c'est mon côté exhibo), je mets mes chaussures(ce détail aura son importance), et direction le tabac. Je sifflote tranquilement "if i ever feel better"(Phoenix), je me dis que mon quartier n'est pas si mort que ça,et tout d'un coup, je tombe dans le traquenard préparé par une personne machiavélique.

Là, tapie dans l'ombre d'un arbre(peut on parler d'ombre la nuit?) m'attendait une formidable merde fraiche de chien, qui s'est empressée de se coller à ma semelle gauche(heureusement que j'avais mis mes chaussures).

idée de campagne : Une vieille(pardon personne agée) promène son caniche nain, la petite bete s'arrete pour faire ses besoins sur le trottoir (on devait dire marchoir d'ailleurs, ou courroir à la rigueur, mais franchement qui trotte de nos jours...). Notre gentille personne agée le laisse faire et attend bien sâgement que son adorable compagnon finisse. Ils font deux mètres, et là, d'un coup, des tonnes de merdes leur tombent sur la gueule. Slogan : votre chien a déversé 80 kg de merde par an sur nos trottoirs, fallait bien que ça vous tombe dessus un jour..." "Mairie de Paris"

Fin : bas d'écran : "Aucun animal n'a été blessé pendant le tournage" "nous nous excusons auprès des personnes agées qui pourraient être choquées par ce spot"

Franchement, ce serait plus drôle que les affiches qu'on a en ce moment...

Chute : en revenant du tabac, j'ai croisé un minet qui s'est fait avoir tout comme moi, quand yen a pour un, yen a pour 2.

Chute 2 : j'imagine la mémé sur son balcon, sirotant sa tisane et pouffant de rire...

C'est une poupée, qui fait non ,non, non, non...

Posted by: nobodyis at 23:31 | link | comments (2)
un avis sur tout

6h54 je me dirige tranquillement vers l'endroit où je passe le plus clair de mon temps, un petit bureau dans la banlieue de Paris, où je joue mon rôle de jeune cadre dynamique.

Sur le chemin qui me mène au métro, je croise tout un tas d'acteurs engagés dans la même comédie. Des figurants, rien de plus. Ils maitrisent à merveille leur job, ne viennent jamais déranger les premiers rôles, et profitent gentillement de la seconde de gloire que je leur offre dans ma super production.

Le scénario est bien huilé, je sors de chez moi, suspense..., non personne ne m'attend au tournant. J'allume la sacro-sainte cigarette du matin, j'attends que le petit piéton pase au vert, je ne suis pas pressé.Je jette le mégot dans le cendard RATP, je m'arrette au relay, j'achète ma daube bi-hebdomadaire. Ah c'est le début du mois, merde il faut que j'achete mon passe droit pour la galère urbaine. Je vais au bout du quai, histoire de gagner 1 minute en sortant.

Tiens, je la connais pas cette figurante, si elle repasse, je lui offrirais peut être un rôle plus important.

Ah mon figurant préféré, c'est un peu mon alter ego du matin, même journal, même mine dépitée, le casque sur les oreilles, le costume qui tape, mais pas trop, et surtout la même envie débordante d'en finir au plus vite avec cette journée.

Le métro arrive, tiens qu'est ce qy'il fait, il hésite le bougre, un pied à l'intérieur du métro, l'autre sur le quai. La sonnerie retentit, et là d'un coup il se retourne et quitte la station en courant., la caméra le suit, puis fondu noir, pub.

Dans les oreilles, des bruits de pas, de respiration haletante, il court, il ne s'arrete pas, regarde sa rue, ne s'arrette toujours pas, continue jusqu'à en perdre haleine, au bout de 30 minutes il s'arrete, essouflé, extenué, heureux. Il l'a fait, il a enfin pris la tangente.

L'angoisse,que va dire son patron quand à 9h il ne le verra pas. Et ses collègues qui l'attendent pour son café de 10h, la boulangère pour le sandwich de midi, sa mère si fière de lui, ses amis qui se définissent principalement par leur boulot. Et comment il va payer son loyer, ses impots. Il aura le droit au chomâge??

Et ça fera tache sur son CV, démission sur un coup de tête,ça ne se fait pas.

Tiens il se retourne, renoue sa cravate, et rebrousse chemin, passe chez lui, change de chemise, remet un coup de déo,allume une clope, et repart.

Il arrive au boulot, 9h15, croise son patron, peste sur les transports, et allume son PC.

Et dire qu'il était à 2 doigts de réussir, fondu noir, pub.

Gros plan sur mo, endormi sur mon siège, la sonnerie retentit, je suis arrivé.

Posted by: nobodyis at 18:57 | link | comments (4)